Nosferatu : que vaut cette relecture du mythe du vampire avec Lily-Rose Depp ?

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CRITIQUE – Admirateur de Murnau, Robert Eggers tisse un sublime livre d’images gothique qui dépouille la créature de ses oripeaux romantiques pour revenir à l’épouvante pure. Mais le cinéaste peine à apporter du sang neuf.

Une silhouette menue se détache de la pénombre, une voix brisée par la solitude s’élève et implore «Ange gardien, Esprit des sphères célestes, entendez mon appel». Un souffle caverneux d’outre-tombe lui répond «Tu m’as réveillé de mes ténèbres éternelles. Tu n’es pas pour les vivants, ni de ce monde. Jure d’être mienne pour l’éternité !». Des ténèbres, Lily-Rose Depp émerge. Le visage balayé par un clair de lune fantasmagorique. Sur les rideaux de sa chambre se détache l’ombre massive d’un homme. Prise dans une crise de somnambulisme, son Ellen sort dans les jardins avant d’être prise de convulsions. De sa bouche émanent des gémissements, dont on ne sait s’ils sont de plaisir, de terreur ou de douleur. Ainsi s’ouvre le très attendu Nosferatu de Robert Eggers, qui sort dans nos salles ce mercredi de Noël.

Des années plus tard, Ellen est une jeune mariée tourmentée par de sombres pressentiments. Son époux Thomas (Nicholas Hoult), avoué chez un notaire, doit écourter leur lune de miel…

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