UN HOMME, UNE VOIX – Nicolas d’Estienne d’Orves inaugure une série de romans pour le grand public. Son ambition : imposer son pseudonyme comme Jacques Laurent le fit avec Cecil Saint-Laurent.
Renoncer à son nom et prendre un pseudonyme quand on porte un patronyme illustre ? Tel est le choix de Nicolas d’Estienne d’Orves qui signe son nouveau livre NéO – avec un « e » sans majuscule surmonté d’un accent aigu.
Aux yeux du titulaire de cet acronyme, que tous ses amis surnommaient NEO depuis des années, la nuance est d’importance. « J’ai voulu distinguer mon trente-cinquième livre des précédents, dit-il. Jacques Laurent avait fait de même en signant Cecil Saint-Laurent sa série sur Caroline chérie. »
Toucher le grand public
En formulant ainsi les motifs de ce changement d’identité, NéO annonce la couleur : pour la série qu’il projette, qui sera consacrée aux sept péchés capitaux, il empruntera aux codes stylistiques du feuilleton et du roman à rebondissements. Le premier tome s’intitule L’Île de l’orgueil et tourne justement autour de la question de l’identité – en l’occurrence un échange d’état civil entre deux hommes, comme dans Le Bouc émissaire de Daphné du Maurier ou Le Cavalier…
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