RÉCIT – Comme Julie Fuchs ou Jonathan Fournel, de plus en plus d’artistes classiques créent leur première manifestation.
C’est un nom en forme de défi. Défi lancé à la sinistrose ambiante. À l’inquiétude qui s’empare du monde de la musique et des festivals, à l’heure où les restrictions économiques et les baisses de subventions semblent de plus en plus inéluctables. Avec Nos jours heureux, la soprano Julie Fuchs brave les incertitudes et lance son premier festival, cet été, dans le village reculé de Saint-Bonnet-du-Gard.
« 816 âmes à l’année. Des prairies à perte de vue. Le dernier endroit où l’on attend un festival de musique classique. Mais c’est ça qui m’a plu, s’enthousiasme-t-elle. Après des années à arpenter les plus grandes salles pour chanter devant un public de connaisseurs, j’avais envie de porter l’émotion de la musique là où on ne l’attend pas, mais là où je sais qu’il y a une demande. Cela fait des années que je fréquente ce village, et à chaque fois les gens me disaient : “C’est vous, la chanteuse qu’on voit à la télé ? Quand est-ce que vous faites un concert ici ?” J’ai eu envie…
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