Mario Vargas Llosa, le plus espagnol des Péruviens

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La vie et la carrière de l’écrivain transitent obstinément par Madrid, Barcelone et les maisons d’éditions espagnoles. Naturalisé espagnol en 1993, il a écrit son premier roman dans un café madrilène.

L’un des plus immenses représentants du boom de la littérature latino-américaine était aussi le plus espagnol des Péruviens. La vie et la carrière de Mario Vargas Llosa transitent obstinément par Madrid, Barcelone et les maisons d’édition espagnoles. C’est d’abord dans la mère patrie du castillan que le génie des lettres en espagnol a publié son premier ouvrage, le recueil de contes Les Caïds (1959), ainsi que son premier roman, La Ville et les Chiens (1963), écrit sur les tables d’un café de Madrid, El Jute. Car il vécut sa première expérience espagnole dans la capitale, boursier à l’université Complutense en 1958. Et c’est dans cette ville que, en août de la même année, il décida de renoncer à une carrière d’avocat pour embrasser celle d’écrivain.

Après avoir résidé à Londres, où il enseigne la littérature, son agent l’envoie vivre à Barcelone à partir de 1970, en échange de son premier salaire d’écrivain. Il se lie d’amitié avec le Colombien Gabriel Garcia Marquez, autre sommet de la…

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