PORTRAIT – Viré de France Inter et Canal+, il revendique aujourd’hui le droit de ne pas mettre toujours son nez rouge. Il vient de sortir un livre, « Fini de rire » (Albin Michel) et joue au théâtre dans « Inconnu à cette adresse ».
« Vous me trouvez sinistre ? C’est vrai tous les humoristes que j’ai rencontrés l’étaient dans la vie privée. Sinistres ou hypersensibles comme Sylvie Joly, ou Guy Bedos que j’ai bien connu. » Il pourrait ajouter « comme moi, aussi ».
Stéphane Guillon sourit. Et plisse ses yeux tombants. Son fameux « regard de cocker ». Un regard piégeux. Qui pourrait attirer la compassion. Mais on se méfie. Guillon a une image qui lui colle à la peau depuis des années. Il aime bien se poser en victime, mais serait un indécrottable « mé-chant ». On ne dirait pas comme ça. L’humoriste aux airs de clown triste a le sourire charmant, des attentions élégantes. Il soupire. « Il y a des étiquettes qui vous collent à la peau : “Guillon est méchant, Bigard est vulgaire, machin est ceci”. Aujourd’hui, on me parle encore de Strauss-Kahn. »
Gloire médiatique
Ah cette fameuse chronique sur France Inter ! C’est son fait d’armes. Et son sparadrap. Elle date…
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