RÉCIT – Pour les 50 ans de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, les experts mondiaux se sont réunis à Paris. Avec la drogue et les armes, la criminalité autour de l’art serait parmi la plus lucrative au monde.
Le système d’arnaque, rodé, est un grand classique du milieu de l’art. Des escrocs en bande organisée ouvrent une galerie éphémère dans des lieux huppés, comme Saint-Tropez, Cannes ou Megève. Devant un riche client peu regardant, et donc en confiance, ils font valoir qu’ils viennent de faire rentrer une succession exceptionnelle. « Ils présentent un Picasso ou un Miro, et les vantent comme une opportunité à saisir », raconte Julien Fouet, chef de groupe à l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), police de l’art dépendant de la Direction nationale de police judiciaire. Les dessins ou tableaux, poursuit le chef de groupe, sont évidemment des faux, tout comme les certificats d’authentification qui les accompagnent. Une fois dans la rue, ou devant un véritable expert, le client pigeon n’a plus que ses yeux pour pleurer.
Vols, recels, faux, pillages de sites archéologiques, les trafics d’art font florès en cette année 2025. Avec la drogue et les armes, ils seraient…
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