ESSAI – L’historienne anglaise Caroline Dodds Pennock réduit le choc des civilisations, entre Indiens et Européens, à un simple phénomène de destruction et de domination.
« Dès les premiers contacts, les Européens ont considéré les autochtones comme des marchandises à exploiter. » Dès la première phrase du livre de Caroline Dodds Pennock, L’Europe, ce continent sauvage, le ton est donné et ce sera celui du réquisitoire. On connaît le refrain en vigueur dans les universités anglo-saxonnes depuis les années 1990: les « Blancs » ont pillé, détruit, déporté, annihilé les peuples partout où ils sont allés. À commencer par ce monde amérindien que Christophe Colomb a prétendu découvrir et qu’il a contribué à mettre sous coupe réglée.
L’auteur nous explique dans sa préface que son livre, qui relate notamment les premiers voyages, la plupart du temps forcés, des Amérindiens en Europe au XVIe siècle, constitue « une entreprise de réparation visant à combler une lacune de notre savoir. Mais il va au-delà de cet objectif : chaque voyageur autochtone dont nous suivons les traces ébranle nos idées préconçues et transforme la vision que nous avons de l’Histoire. »
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