LA BD DE LE SEMAINE – Six ans après la sortie du premier tome de Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, primé à Angoulême, la dessinatrice américaine publie la suite de ce roman graphique aussi baroque que bouleversant.
Avouons-le, l’album s’est fait attendre. Six ans, pour être précis. Les lecteurs de Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, primé meilleur album de l’année en 2019 à Angoulême, auront fait preuve d’une grande patience. D’emblée, un constat s’impose: ce deuxième tome impressionne tout autant que le premier. La démarche artistique d’Emil Ferris échappe à toute tentative de catégorisation. Cette dessinatrice américaine atypique porte en elle ce singulier roman graphique comme on soulève à bout de bras un univers imaginaire à nul autre pareil, aussi hors norme que dérangeant. Récit gigogne qui enchâsse plusieurs strates romanesques, le fil rouge de l’intrigue continue de suivre la vie de Karen Reyes, jeune graphiste dans le Chicago des années 1960.
Durement frappée par la disparition de sa mère, emportée par un cancer, Karen se retrouve seule avec son grand frère Deeze. N’ayant pas encore la force d’affronter le réel, la jeune fille s’est bâti un monde parallèle horrifique. Elle s’imagine en…
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