ENTRETIEN – En ce 78e Festival de Cannes, la comédienne est à l’affiche de Dossier 137, en compétition, et de L’Intérêt d’Adam, qui a ouvert la Semaine de la critique. Une consécration pour celle qui a su se montrer patiente dans sa carrière.
Longtemps cantonnée à des seconds rôles, Léa Drucker connaît une carrière florissante depuis Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand, qui lui a valu le César de la meilleure actrice, en 2019. Après L’Été dernier, de Catherine Breillat, en 2023, elle revient en force à Cannes avec deux films et deux premiers rôles. Dans Dossier 137, de Dominik Moll, en compétition, elle est enquêtrice à l’IGPN et dans L’Intérêt d’Adam, de Laura Wandel, qui a ouvert La Semaine de la critique, elle incarne une chef infirmière dans un service de pédiatrie. Après une poignée de main très ferme, elle plonge ses yeux bleu gris dans les vôtres tout en s’asseyant dans le canapé dont la souplesse la prend par surprise.
LE FIGARO. – Vous avez 53 ans, 34 ans de carrière, 87 films, dont 2 à Cannes cette année. Comment le vivez-vous ?
LÉA DRUCKER. – Alors là, après le canapé, vous me saisissez ! Vraiment ? Évidemment, j’ai beaucoup de chance d’être ici avec ces deux films. C’est toujours impressionnant, Cannes
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