L’ancien bâtiment sanitaire du port de Saint-Nazaire vendu aux enchères

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L’État se sépare de l’une des dernières bâtisses historiques de la ville portuaire, rescapées des bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale. Le site sera vendu en juin.

Il s’agit, avec l’usine élévatoire voisine, de l’un des derniers vestiges du vieux Saint-Nazaire. L’ancien bâtiment du service sanitaire maritime de la cité portuaire, propriété de la marine nationale et désaffecté depuis des années, va être prochainement vendu aux enchères.

Mise en vente par l’État sur la plateforme Agora Store, la bâtisse de 452 m2 est proposée à un prix de départ de 364.000 euros, pour une vente en ligne organisée du 24 au 26 juin. Le site a vocation à devenir un espace de «bureaux». Les potentiels acheteurs sont néanmoins prévenus : le bâtiment est décrit comme étant «en mauvais état», avec d’importants travaux à prévoir, faute notamment d’alimentation en eau. Une dépollution des deux cuves à fioul est par ailleurs prévue avant la tenue de la vente.

La mémoire d’une «facette oubliée» du port

Situé près du bassin historique du port de Saint-Nazaire, face à l’océan, le bâtiment construit au début du XXe siècle est le dernier vestige d’un service sanitaire sur le littoral Atlantique. Le site était employé pour contrôler les passagers et les marchandises en provenance d’Amérique centrale, afin de prévenir les épidémies. Il s’agit de l’un des rares bâtiments encore debout qui ont survécu aux bombardements alliés de Saint-Nazaire, qui ont détruit 85% de la ville entre 1944 et 1945. Un bâtiment similaire à Marseille, construit en 1719, a été classé dès 1949 au titre des Monuments historiques.

Mobilisée pour la préservation du service sanitaire maritime – comme de l’usine élévatoire voisine -, l’association du Vieux Saint-Nazaire s’est prononcée dès le début de l’année pour une préemption du bâtiment par la municipalité. «Ce serait l’occasion pour la ville de Saint-Nazaire de récupérer cet établissement qui porte en lui la mémoire d’une facette oubliée de l’activité portuaire», déclarait au Figaro, en mars, Michel Morin, membre de l’association, qui espérait que la ville reprendrait le site pour un euro symbolique. Un souhait désormais évaporé.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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