PORTRAIT – Cette opposante afghane, qui a quitté Kaboul fin août 2021, au moment du retour des talibans, continue à se battre pour un Afghanistan libre où les femmes retrouvent leurs droits.
« L’Afghanistan est devenu une prison à ciel ouvert. Il y a environ 18 millions de femmes en Afghanistan. 18 millions de femmes qui subissent un apartheid, qui ont été systématiquement effacées de toutes les sphères de la vie, ne peuvent plus rien faire. Ni aller à l’école, ni travailler, ni avoir une entreprise, ni faire des études de médecine, s’exprimer en public ou même chanter. Si un groupe religieux, ethnique ou si des hommes subissaient un tel traitement, est-ce que le monde entier serait silencieux et se contenterait de regarder ce qui se passe ? Non ! »
Cela fait près d’une heure que nous écoutons Fawzia Koofi. Une heure que cette femme, exilée à Londres depuis le retour des talibans au pouvoir, en août 2021, nous raconte ses combats, sa vie d’engagement. Et puis là, tout à coup, elle qui s’exprimait jusqu’alors calmement, dans un anglais parfait, elle qui a envisagé à un moment de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2014, et a été victime de…
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