LA CHRONIQUE DE JACQUES DE SAINT VICTOR – Jean-Paul Bled montre que les rivalités entre les politiciens conservateurs de la République de Weimar ont facilité l’accession au pouvoir de Hitler.
L’échec de la République de Weimar confirme le poids du facteur humain. Le structuralisme, l’école des Annales et tous les historiens qui méprisent le genre biographique ont fini par nous le faire oublier : l’homme reste la mesure de toute chose. La République de Weimar n’est pas tombée, comme on l’a parfois dit, à cause de ses faiblesses institutionnelles ou de son système électoral (même si la proportionnelle intégrale n’a fait qu’entretenir l’instabilité du régime). Après avoir connu des débuts fort difficiles, la République, née en 1919 sur les ruines de l’Empire et l’écrasement de l’insurrection spartakiste, s’était stabilisée après 1923, l’annus horribilis de l’hyperinflation et de l’occupation française.
Après, de 1924 à 1929, Weimar vit de « belles années », précise l’historien Jean-Paul Bled, spécialiste de l’histoire allemande, qui propose une très utile synthèse sur ce régime dénigré parce que sa vie culturelle débordante n’a pas su empêcher les nazis de s’emparer du…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
