PORTRAIT – À mi-chemin entre le rap poétique et la chanson française, ce jeune artiste possède un don : celui d’embarquer le public. Un spectacle enivrant.
Il y a sa voix grave, sa démarche légèrement voûtée. L’intensité de son regard, aussi. Sur scène, Lémofil retient l’attention. À tout juste 25 ans, il vient de remporter le premier prix du Mans Pop Festival. À son cou, une médaille légèrement déformée : « J’aime bien les choses qui ne sont pas tout à fait lisses et droites », explique-t-il.
Dans ses textes, l’attachement à ses racines, la tendresse et la peur de l’avenir se côtoient, dans un style à mi-chemin entre le rap poétique et la chanson française. Ses rimes sont libres, mais l’écriture travaillée : « La poésie m’a appris l’exigence », affirme cet ancien étudiant en classe préparatoire littéraire.
En concert, les émotions qui le traversent se lisent sur son visage. Tout comme Jacques Brel, l’un de ses modèles, il entraîne le public avec lui : « J’adore cette tension dans l’air, ces moments de silence. Il y a quelque chose d’enivrant. »
Un «choc poétique»
Tom Philibert, alias Lémofil, est né en 1999 au Chambon-sur-Lignon…
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