CRITIQUE – La première rétrospective majeure sur cette vague musicale balaie ses grandes heures, entre culte de l’hédonisme et revendications communautaires.
En 2019, le journaliste et écrivain Jean-Yves Leloup proposait une belle exposition consacrée à la musique électronique, dont il est un des plus fins observateurs français. Aujourd’hui, le quinquagénaire offre une déambulation au sein du mouvement qui a en grande part irrigué l’électro via la house music : le disco. « Cette nouvelle exposition est comme une sorte de préquel », s’amuse-t-il.
Cinquante-cinq ans jour pour jour après la première soirée du genre, Love Saves the Day, organisée le 14 janvier 1970 au Loft par le DJ américain David Mancuso, la Philharmonie de Paris s’offre un bain de légèreté, plusieurs mois après avoir mis le metal à l’honneur. Comme le souligne Leloup, « il s’agit de la première exposition majeure sur le sujet ». Une coutume, pour la Philharmonie, qui présente les grands genres musicaux avec beaucoup de rigueur. Avec, derrière la dimension musicologique, un œil sociétal, voire politique. En substance, concernant le disco, une histoire d’émancipation…
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