La « culture foraine » rejoint le registre du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco

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À la demande de la France et de la Belgique, l’institution dépendant de l’ONU a salué à la fois « un mode de vie itinérante » et une tradition qui fédère « des milliers de personnes ».

Manèges colorés, stands de tir et parfum de barbe à papa, l’univers forain rejoint mercredi la liste des grandes traditions inscrites au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, à la suite d’une demande franco-belge. L’Unesco reconnaît « un mode de vie itinérante » riche en traditions et des fêtes foraines fédératrices.

La culture foraine « est un élément fédérateur pour des milliers de personnes et la fête foraine constitue un évènement important qui permet de se retrouver en famille et entre amis. Elle promeut la paix et la cohésion sociale en créant un espace où divers groupes et communautés peuvent se rencontrer », a reconnu l’organe d’évaluation de l’Unesco.

Le dossier, porté conjointement par la France et la Belgique, était présenté à l’occasion de la 19e session du comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui dure jusqu’à samedi à Asunción au Paraguay. « Cela signifie beaucoup pour ma communauté en France et en Belgique », déclare Steve Severyns, secrétaire général de l’association La Défense des forains belges, qui fait partie du groupe ayant œuvré pour la demande d’inscription.

« La communauté foraine rassemble toutes les générations des familles qui la composent, soit 50 000 personnes en France. »

Extrait du dossier de candidature.

« Tout ce travail (…) nous a vraiment permis de nous pencher sur l’histoire et l’évolution du mode de vie des forains, de ses particularités et de la dimension culturelle de la tradition », a-t-il souligné, annonçant la création d’un « groupe de suivi international » pour coordonner de futures initiatives de sauvegarde. « La communauté foraine rassemble toutes les générations des familles qui la composent, soit 50 000 personnes en France et 7 000 en Belgique », ainsi que « de manière temporaire, des monteurs et aidants saisonniers », selon le dossier de candidature.

Les fêtes foraines et leurs attractions voyageant de ville en ville selon un calendrier donné, de février à novembre. Elles sont issues « d’une longue tradition remontant aux foires médiévales », tandis que « la forme actuelle s’est développée à la fin du XIXe siècle ». On y trouve « stands de nourriture (confiseries, friteries), jeux d’adresse et de hasard ainsi que manèges traditionnels et modernes (carrousels, grandes roues, montagnes russes) », selon cette source.

Attraction discrète mais incontournable, la machine à coup de poing devient une arène improvisée pour prouver sa puissance et impressionner la galerie.
MICHEL GANGNE / AFP

Émile Zola décrit ainsi une « ducasse » typique dans un chapitre de son roman Germinal en 1885. Des classiques de la fête foraine comme les manèges, autos-tamponneuses ou barbes à papa apparaissent dans de nombreux films. Paris compte un musée des Arts forains, qui rend hommage à cette culture populaire.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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