L’amateur d’art avait de nombreuses raisons de se rendre à Bruxelles ces jours-ci. S’y tiennent notamment la 9e édition du PhotoBrussels Festival (jusqu’au 23 février), qui montre dans une cinquantaine de lieux dispersés en ville toutes les facettes du genre, mais surtout deux foires, respectivement la plus jeune et l’une des plus anciennes du monde : Ceramic Brussels, 2 ans d’âge, et la Brussels Art Fair (Brafa), qui fête son 70e anniversaire.
La première des deux (63 exposants), qui a pris fin dimanche, était entièrement consacrée à la céramique, ou plutôt à ses usages dans le domaine des arts plastiques. Ce qui exclut, comme l’explique Jean-Marc Dimanche, un des deux créateurs de l’événement avec Gilles Parmentier, les productions utilitaires : il ne s’agit pas de design ni d’artisanat, même si la limite est encore parfois floue. C’était le principal écueil contre lequel devait lutter la foire, et elle s’en est sortie brillamment dès la première édition, puisque l’invité d’honneur, le plasticien Johan Creten, avait installé à l’entrée un slogan-manifeste : « I hate ceramic ! »
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