RÉCIT – Recruté en 1995 pour professionnaliser l’Arop, l’Association pour le rayonnement de l’Opéra de Paris, il a fait profondément évoluer la place de l’argent privé dans la Grande Boutique. À 65 ans, il quitte la maison.
La première fois qu’il est apparu dans les pages culture d’un journal, c’était dans Libération. Jean-Yves Kaced défilait dans la parade du Off d’Avignon. En comédien novice, il jouait Henri VI, de Shakespeare. « Mais que vont-ils faire dans cette galère ? », titrait le quotidien. Depuis, il a préféré sortir de scène et jouer les hommes de l’ombre. Du moins est-ce ainsi qu’il définit son rôle de directeur de l’Association pour le rayonnement de l’Opéra de Paris (Arop), en charge du mécénat pour la maison. « Nous mettons en valeur l’institution, les artistes et certains mécènes quand ils le souhaitent. Nous donnons le sentiment de vivre entre deux coupes de champagne, mais nous sommes des soutiers. » Ainsi résume-t-il une vie dans cette Association où il fait ses adieux ce 20 juin après trente ans de services. Trente ans pendant lesquels la face du mécénat dans les grandes institutions a été radicalement changée.
En 1995, l’Opéra recrute Kaced avec mission de remettre la gestion…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
