«Je savais que si je pouvais partir au Japon, je ne reviendrais peut-être pas»: Florent Dabadie, ses choses de la vie

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PORTRAIT – Journaliste et écrivain installé au Japon depuis plus de trente ans, le fils du célèbre scénariste Jean-Loup Dabadie vient de publier un premier roman aux forts accents autobiographiques.

« C’est un peu une lettre d’explication posthume à mon père et ma mère. J’étais comme enfermé dans une forme d’entêtement à vouloir m’en sortir seul. Je n’avais pas envie de leur dire ce que j’ai écrit, de les affoler en pointant ma femme du doigt et en évoquant la violence de la confrontation avec la maladie ou du huis clos du couple. »

Florent Dabadie parle depuis quelques minutes. On le rencontre dans un café parisien de Montparnasse, l’une de ces brasseries typiquement française dans laquelle son père, Jean-Loup Dabadie, aurait pu situer une scène de son film Garçon. Il est de passage en France, où il a vécu toute sa jeunesse avant de s’installer au Japon. Il y réside désormais depuis plus de trente ans au point d’être devenu quasiment japonais. Corps et âme, aurait-on envie de dire, tant il a même épousé certains traits de caractère propres aux Japonais, comme une forme de pudeur extrême, « la difficulté de se livrer ».

Florent Dabadie est un des rares Français connus au pays du Soleil-Levant. Il a raconté cette vie étonnante dans son précédent livre, Comment je suis devenu japonais (Éditions Komon-Les Arènes).

Florent Dabadie parle japonais, a épousé une Japonaise…

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