DÉCRYPTAGE – La jeune génération des danseurs de l’Opéra de Paris est frondeuse et revendicative. Elle se rebiffe car elle ne veut plus d’un concours créé en… 1860. Qui lui octroie pourtant de nombreux privilèges.
Cet article est issu du «Figaro Magazine»
Il y a du rififi à l’Opéra de Paris! Les danseurs de l’opéra chantent la carmagnole au son de la contestation. Et tout y passe! La hiérarchie, les usages, et jusqu’aux règles ancestrales qui régissent l’auguste maison, dont la plus vénérable, celle du fameux concours annuel qui permet aux danseurs de monter en échelon. Autrement dit en grade et en salaire. On commence tout en bas comme quadrille, on grimpe coryphée, on passe sujet pour enfin, un jour peut-être, devenir premier, ou, suprême et rare promotion, étoile.
C’est la célèbre Marie Taglioni nommée professeur de la classe de perfectionnement, et son collègue Bernard Sciot, professeur à l’École de danse, qui eurent l’idée d’un concours pour assurer la promotion des danseurs. Ils cherchaient, à juste titre, à éviter le fait du prince, et à évincer les mécènes trop influents. Tous ces amateurs de ballerines qu’on voit se presser dans les tableaux de Degas, et qui ne manquaient pas d’intervenir…
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