RENCONTRE – The Phoenician Scheme, son douzième long-métrage, renoue avec la frénésie de The Grand Budapest Hotel et confirme son amour des acteurs.
The Phoenician Scheme est reparti bredouille du Festival de Cannes. Pas parce qu’il a un titre imprononçable – nul doute qu’il alimentera les conversations en tant que « nouveau film de Wes Anderson ». Mais pour plein d’autres raisons. Pas assez politique, trop peu apocalyptique, ni féministe (la sororité et la résilience en sont absentes) pour plaire à Juliette Binoche et son jury.
Encore que. La première scène de The Phoenician Scheme est une explosion à bord de l’avion du riche industriel Anatole « Zsa Zsa » Korda (Benicio del Toro), rescapé miraculeux d’une énième tentative d’assassinat. Le point de départ d’un tour du monde où l’on croise capitalistes requins, agents doubles, tueurs à gages, révolutionnaires marxistes et une héritière entrée dans les ordres fumant la pipe. Sous le vernis de la fantaisie et du burlesque, The Phoenician Scheme est un bijou d’intranquillité sourde. Il rappelle The Grand Budapest Hotel, paradoxalement l’autre film le plus frénétique de Wes Anderson
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