DISPARITION.- Cette femme à la fois solaire et entière a marqué les institutions qu’elle a portées, de la Fondation Cartier au Mudam de Luxembourg en passant par le Nouveau musée national de Monaco. Témoignages.
Marie-Claude Beaud, visage un peu taillé à la serpe, large sourire et crans bouclés, pose, en 1984 vernissage de l’exposition Les Fers de César, à côté de César, sculpteur méditatif et nature incoercible, du jeune Jack Lang et d’Alain Dominique Perrin, le président de la Fondation Cartier qui venait de naître en 1984 à Jouy-en-Josas. Marie-Claude Beaud était connue depuis comme le loup blanc dans le monde de l’art, tant par ses visions, son énergie, son caractère bien trempé, que par ses collaborateurs, comme Hervé Chandès ou Jean de Loisy, qui sont devenus des noms qui comptent à leur tour. C’est une figure de l’art, un éclaireur et un vrai chef de bande, qui vient de disparaître, dimanche 29 décembre à 78 ans des suites d’un premier AVC, il y a quelques mois, et d’un second, il y a quinze jours, laissant tous ceux qui ont accompagné son périple, dans la nostalgie des beaux jours.
Pour les 40 ans de l’institution, Alain Dominique Perrin a raconté en octobre
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