ENTRETIEN – L’académicien publie « Les Enfants perdus » (Gallimard), son premier roman policier. Il nous explique son goût venu de l’enfance pour un genre parfois méprisé, mais qui permet de se plonger dans le mystère de l’origine du mal.
François Sureau est écrivain. Après des romans, des essais, de la poésie, il s’essaye au roman policier avec le premier volet des « Aventures de Thomas More », son héros détective capable de traverser les siècles. Dans ce premier tome, il nous emmène à Sedan, aux lendemains de la défaite de 1870 sur les traces d’un crime commis dans l’entourage du roi de Prusse…
LE FIGARO – Il y a une extraordinaire diversité dans votre production littéraire : romans, essais, poésie, promenades historico-littéraires, et maintenant, roman policier… Qu’est-ce qui fait l’unité de votre œuvre selon vous ?
C’est évidemment difficile à dire, et si l’on pouvait le dire, avec assez de clarté et de précision, peut-être ne serait-il plus aussi nécessaire de continuer à écrire. Je n’ai jamais accordé beaucoup de crédit a l’idée de l’art pour l’art, et ce qui est sûr, c’est que l’idée de l’œuvre éternelle, qu’elle soit variée ou non dans ses formes, ne m’a jamais retenu. Comme disait Breton, « je ne…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
