Ouverture avec de la danse, Le Soulier de satin dans la Cour d’honneur et la langue arabe invitée… Le festival fait bouger les lignes pour mieux susciter le débat.
Il y avait si peu de danse l’an dernier au Festival d’Avignon qu’on aurait pu croire que Tiago Rodrigues avait voulu la gommer de sa programmation. Elle revient en majesté : Marlene Monteiro Freitas, chorégraphe cap-verdienne, ouvre cette 79e édition dans la Cour d’honneur. Une ouverture comme un récit puisque sa pièce Nôt est extraite des contes des Mille et Une Nuits, récit pour survivre. « Le récit comme stratégie d’être ensemble, telle serait la ligne de cette édition. Ce thème est repris par Joris Lacoste (Nexus de l’adoration) avec cette idée d’une nouvelle religion à partir de la parole », déclare Tiago Rodrigues qui signe sa troisième édition à la tête du Festival d’Avignon et y invite cette année la langue arabe.
« Je pense la langue invitée comme un objet de recherche, de voyages, de prospections, de dialogues. La langue arabe est effectivement en lien avec la question de la danse et du corps. C’est aussi la deuxième langue la plus parlée en France. Nous avons la volonté…
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