CRITIQUE – La chorégraphe israélienne adapte plus qu’elle ne crée, et le maître suédois embarque les étoiles et les premiers danseurs dans une reprise géniale.
Au secours ! Voilà que le Palais Garnier se transforme en maison de fous ! En cause, la programmation du ballet qui met dans la même soirée Vers la mort, création de Sharon Eyal, et Appartement de Mats Ek. La pathologie sur laquelle travaille Sharon Eyal, ce sont les TOC, troubles obsessionnels compulsifs. Mats Ek, lui, va plus du côté des psychoses domestiques. Cet étalage de maux, qui pourrait faire croire au pire, donne une soirée des plus réjouissantes.
Malgré son titre, la pièce de Sharon Eyal n’est pas lugubre. La chorégraphe, conviée à faire une création sur pointes, a déjoué la commande. Ni pointes, ni vraiment création. Elle adapte pour neuf danseurs du Ballet OCD Love, cette pièce de slam qu’elle a déclinée en plusieurs chapitres depuis 2015. Un tube qui traite des obsessions nées de l’état amoureux. Celles-ci façonnent la gestuelle tendue, pas piétinés, corps cambrés, bras déployés cherchant au-dessus de la tête une échappée, mains frappant le plexus, spasmes pliant…
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