CRITIQUE – Ce sculpteur puissant, cher à François Pinault, fait l’objet d’une rétrospective dans ce bâtiment vénitien lourd d’histoire. Un lieu qui sied à son œuvre.
On avait laissé la Punta della Dogana dans la pénombre, au bord d’un monde sans fin où une créature de l’IA se confrontait au vide dans cet océan immatériel et technologique cher à l’artiste français Pierre Huyghe. C’est en pleine lumière que s’est avancé Thomas Schütte, fasciné par le patrimoine vénitien cerné d’eau et sa lecture contemporaine par l’architecte japonais Tadao Ando. Il a rouvert les fenêtres grillagées sur la lagune.
Et les trois sculptures géantes Mann im Wind I, II et III, 2018, qui ouvrent la rétrospective puissante d’un des artistes majeurs de la scène allemande, élève de Gerhard Richter à Düsseldorf, lion d’or à la Biennale de Venise 2005, paraissent d’autant plus monumentales qu’elles sont confinées dans cette architecture semi-close.
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L’artiste a trouvé ici son bunker où la nature humaine est concentrée à l’extrême, sculptée dans sa présence menaçante, où chaque dessin d’homme impitoyable est sans appel, où les rêves hantés succèdent aux visions du bonheur, fugaces comme…
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