CRITIQUE – Le Centre de création contemporaine Olivier-Debré présente le travail de l’artiste sur les rideaux de quatre théâtres. Seul celui de la Comédie-Française subsiste.
Olivier Debré n’a pas eu de chance avec ses rideaux de scène. Sur quatre commandés, seul subsiste celui de la Comédie-Française, raccroché cet été après une restauration. Ceux pour les Opéras de Hongkong et de Shanghaï, offerts par Louis Vuitton aux amis chinois, pour ces théâtres nouvellement construits, restent introuvables. Celui commandé pour le Théâtre des Abbesses à Paris gît roulé sous la scène. En excellent état. Il n’a été accroché que quelques jours. Gérard Violette, directeur de ce théâtre, détestait le rideau du peintre. Il était un émule du théâtre en « black box » comme à l’époque, dans les musées et galeries, où on ne jurait que par le « white cube ». Il ne fallait pas que le spectateur puisse être distrait de l’œuvre. Olivier Debré et les autres artistes placardisés par Violette aux Abbesses avaient agi en justice pour faire valoir leur droit moral. En vain. Aujourd’hui que ces codes ont changé, il faudrait remettre la question sur le tapis.
L’exposition du Centre…
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