CRITIQUE – À Paris, la Maison européenne de la photographie consacre une grande exposition photo à cette reporter qui embrassa certaines des causes qu’elle photographia.
On ne les remarque pas trop, mais deux documents d’apparence anodine témoignent du parcours singulier de Marie-Laure de Decker. Sous une vitrine de l’exposition que lui consacre la Maison européenne de la photographie (MEP), on peut voir sa carte d’étudiante en arts à l’école Penninghen à Paris, datée de l’année 1964-1965. Non loin d’une carte d’accréditation délivrée par l’armée américaine pour couvrir la guerre du Vietnam en 1971. Comment une jeune femme délicate des beaux quartiers de la capitale est-elle devenue l’une des rares à couvrir ce conflit brûlant ?
Grâce à son culot, d’abord. Marie-Laure de Decker avait 24 ans lorsqu’elle s’envola pour l’Asie munie de ce sésame. Raymond Depardon lui avait envoyé un papier à l’en-tête de l’agence Gamma et elle s’en servit pour décrocher l’autorisation. L’affiche de l’exposition est d’ailleurs un autoportrait de cette époque. Elle y figure, casquée façon pilote, dans le cockpit d’un appareil. Ses autoportraits, nombreux, jalonnent le parcours…
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