CRITIQUE – Hors catégorie, cette peintre qui vit de littérature et d’images déteste l’ennui. À Saint-Paul-de-Vence, la Fondation Maeght montre à quel point son œuvre est vivante.
« À 16 ans, au lycée, je lisais L’Œuvre, de Zola , pendant les cours. J’aimais Hermann Hesse et parcourais Les Nourritures terrestres. Je portais des vêtements trop grands, des chapeaux et je répétais en marchant dans Amiens : “Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur.” Nos actes s’attachent à nous comme sa lueur au phosphore. Ils nous consument, il est vrai, mais ils font notre splendeur. » Ainsi se raconte, par soubresauts et par références littéraires, Hélène Delprat, femme aiguë et artiste sortie de la nuit des temps qu’expose avec force la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.
Dans sa volonté manifeste de fuir les conventions et d’échapper (un peu) à la condition humaine, elle s’est construit un monde d’idées et d’habitudes, une attitude punk, farouche et rieuse qui est sa signature et qui hante ses grands formats, sorte de rébus ténébreux.
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