PORTRAIT – Écrivain discret, il poursuit son œuvre de grand prosateur à multiples facettes, fasciné par l’inexpliqué et l’ailleurs. Rencontre.
Voilà une vingtaine d’années qu’Éric Faye s’est installé aux portes de Paris, à Saint-Mandé. Aux murs du salon cosy de l’appartement, des masques japonais, taïwanais et tibétains, une vue du mont Fuji. Dans la bibliothèque, on distingue l’intégrale de La Comédie humaine de Balzac, et un coin réservé à la littérature japonaise.
Ancien journaliste dans les bureaux parisiens de l’agence Reuters, où il a œuvré pendant trente ans, Éric Faye, 61 ans, vient de publier son treizième roman, Le Cinquième Diamant, un titre de plus à son œuvre, riche de plus d’une trentaine de livres (nouvelles, romans, essais, récits de voyage). Il s’agit d’une sorte de thriller atteint d’espionite, mettant en scène un couple d’astrophysiciens trentenaires vivant à Concord, la ville de Thoreau et d’Emerson. Sur fond de tensions entre les États-Unis et la Russie, ils ont repéré un objet intersidéral entré dans le système solaire, dont la nature déclenche une polémique. Un thème qui fait écho au Mur de Planck récit inséré…
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