L’écrivain hispano-péruvien, parti à l’âge de 89 ans, a nourri son œuvre de ses amours tumultueuses.
Tumultueuses, ses amours ont nourri une œuvre marquée par leur caractère indomptable. Mario Vargas Llosa a aimé au-delà des conventions sociales, affrontant famille et médias, secoués, scandalisés par sa hardiesse, son impudence. Trois femmes auront partagé la vie de l’écrivain et marqué les esprits. Trois protagonistes d’une existence entremêlant activité littéraire et vie personnelle.
Il y a d’abord eu Julia, le premier grand amour qu’il épousa précocement à l’âge de 19 ans. De dix ans son aînée, la femme est fraîchement divorcée de son oncle. Malgré l’opprobre familial, il l’épouse dans la discrétion en 1955. L’écrivain immortalise cette relation, dans La Tante Julia et le scribouillard, y évoquant notamment la rencontre de l’apprenti écrivain avec l’écrivain. L’ouvrage provoque l’ire de l’intéressée, mécontente de la version qu’il a livrée de leur histoire. Elle riposte avec Lo que Varguitas no dijo (« ce que le petit Vargas n’a pas dit »).
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