CRITIQUE – Pour sa première mise en scène lyrique, Tiphaine Raffier fait preuve d’un grand sens de la lisibilité du récit et de la temporalité musicale. Cette nouvelle production fera autant date que celle d’Olivier Py.
Il y a un mois et demi, le Théâtre des Champs-Élysées reprenait l’immortelle et captivante production des Dialogues des Carmélites de Poulenc par Olivier Py. Autant dire qu’on avait une appréhension en allant découvrir la nouvelle production de l’Opéra de Rouen. Et dès les premières notes, on a su qu’il allait se passer quelque chose. Dans une esthétique très différente, le spectacle rouennais rappelle que les chefs-d’œuvre se prêtent aux interprétations les plus diverses, pourvu qu’elles soient vivantes, cohérentes et minutieusement pensées.
Ce qu’a réussi Tiphaine Raffier est d’autant plus sensationnel que c’était la toute première incursion à l’opéra de la metteuse en scène de théâtre. Elle fait preuve d’un sens rarissime de la lisibilité du récit, de l’incarnation des personnages et de la temporalité musicale.
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