Des fans turcs font pression sur le groupe Muse pour qu’ils annulent un concert à Istanbul

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Des admirateurs du groupe britannique de rock accusent , Abdulkadir Özkan, l’organisateur du concert des Muse, de soutenir le régime d’Erdogan.

Des fans turcs du groupe de rock britannique Muse ont appelé mardi 1er avril, à déprogrammer un concert à Istanbul prévu le 11 juin. Ces derniers accusent son organisateur, Abdulkadir Özkan, de soutenir le pouvoir turc face aux manifestants dénonçant l’emprisonnement du populaire maire d’opposition de la ville.

« Nous aimerions venir mais l’organisateur de ce concert soutient le fascisme. Contre la jeunesse. Réfléchissez-y à deux fois », a écrit l’actrice turque, Berna Laçin sous une publication du groupe annonçant l’ouverture imminente des ventes pour leur concert. « Si vous avez un peu de dignité (et que vous n’avez pas désespérément besoin d’argent), annulez cet événement », exhorte un autre internaute dans un message aimé plusieurs milliers de fois, en rappelant que près de 2 000 personnes, dont de nombreux étudiants, ont été arrêtées depuis le début de la contestation dans le pays le 19 mars.

Abdulkadir Özkan, le patron de l’entreprise turque organisatrice du concert, DBL Entertainment, avait condamné samedi sur X des jets de projectiles sur une franchise d’une chaîne turque de cafés visée par des appels au boycott en raison de la proximité de son fondateur avec le pouvoir. Abdulkadir Özkan a accusé les auteurs des violences, survenues en marge d’une grande manifestation de l’opposition à Istanbul, de « trahison ».

Le maire arrêté pour « corruption »

Le Parti républicain du peuple (CHP), principale force de l’opposition turque dont est issu le maire emprisonné d’Istanbul Ekrem Imamoglu, appelle depuis la semaine passée à boycotter des dizaines d’entreprises et de groupes turcs réputés proches du gouvernement pour tenter de faire pression sur celui-ci. Ekrem Imamoglu, principal rival du président turc Recep Tayyip Erdogan, a été arrêté le 19 mars et placé en détention provisoire quatre jours plus tard pour « corruption », une accusation qu’il nie. Son arrestation a déclenché une vague de contestation inédite en Turquie depuis le grand mouvement de Gezi, parti de la place Taksim d’Istanbul en 2013.


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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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