«Copistes» au Centre Pompidou-Metz : l’art à l’école de l’art

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CRITIQUE – Comment cent artistes d’aujourd’hui regardent-ils les maîtres anciens du Louvre ? Réponse dans une exposition tonique, plus savante qu’il n’y paraît.

L’histoire de l’art n’est pas un long fleuve tranquille. Mais plutôt un fil qui se tend parfois, se crispe, semble s’inverser, puis donne naissance à un autre chapitre, un autre sens, une autre direction, autant de révolutions dont la logique n’apparaît qu’après-coup. On l’a vu avec « Le jour des peintres », le 19 septembre dernier, où quatre-vingts artistes contemporains se sont immiscés au cœur des prestigieuses collections permanentes du Musée d’Orsay. Énorme succès public – 16.000 visiteurs en un jour ! – pour cet événement orchestré par l’artiste Thomas Lévy-Lasne, avec chaque artiste posté devant son œuvre et s’en expliquant sans chichis à un grand public pas forcément connaisseur ou acquis. L’accrochage avait été soigneusement pensé et la cohabitation avec les grands maîtres du XIXe fut le plus souvent heureuse.

Yan Pei-Ming, « La servante oubliée de Bethsabée au bain tenant la lettre du roi David, d’après Rembrandt », 2025. Huile sur toile, 142 x 142 cm.
© Yan Pei-Ming, ADAGP, Paris, 2025 / Photo : Clérin-Morin

« Copistes » au Centre Pompidou-Metz met la barre plus haut, sur des cimes plus dangereuses. Car cette fois les cent artistes qui ont interprété là leur rapport…

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