«Ce qu’il faut attraper, c’est le sentiment de la vie»: Francis Bacon, le peintre qui a révolutionné l’art du portrait

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EXPOSITION – À Martigny, en Suisse, la Fondation Gianadda expose ce chirurgien de l’âme.

Le portrait est ce miroir tendu par l’artiste vers l’âme de l’autre. Avec Francis Bacon, ce miroir est particulièrement ténébreux tant il reflète le secret de chacun et l’appartenance de tous à cette espèce animale qu’on appelle l’humain. « Présence humaine », c’est justement le titre bien choisi de cette exposition grâce à de nombreux tableaux peu exposés, à la Fondation Gianadda, à Martigny, en Suisse. Visages déformés mais si intensément ressemblants à leurs sujets, bouches ouvertes sur un cri primal sauvage, grimaces qui révèlent les dents, corps tordus de douleur ou de plaisir… Le monde peint de Francis Bacon (1909-1992) n’est pas un long chemin de roses. Ou alors de roses anglaises, douces par la palette aux roses si tendres, aux mauves soyeux, aux bleus pervenche, mais pleines d’épines cruelles qui font de ses portraits une certaine vision de l’enfer sur terre.

Self-Portrait, de Francis Bacon, 1972. The Lewis Collection.
© The Estate of Francis Bacon. All rights reserved / 2025, ProLitteris, Zurich

On pourrait croire avoir tout vu de ce peintre torturé à bouille de bébé dont les œuvres restent des chocs et des énigmes…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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