Bogdan Muresanu : «Mon film est presque gentil comparé à l’enfer de Ceausescu»

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Dans son premier film, Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé, le cinéaste roumain met en scène la chute du régime communiste en décembre 1989 à travers le destin de six personnages.

Ancien journaliste, auteur de nouvelles, Bogdan Muresanu a choisi d’évoquer les derniers jours de la dictature de Ceausescu, en décembre 1989, dans son premier film, Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé . Une tragicomédie d’un humour mordant qui met en scène des habitants de Bucarest confrontés à la schizophrénie d’un pouvoir autoritaire vivant ses dernières heures.

LE FIGARO. – Vous aviez 15 ans en 1989, quel souvenir gardez-vous de ces journées ?

BOGDAN MURESANU. – Je me souviens très bien de la soirée du 21 décembre. J’étais avec ma mère et ma sœur à Bucarest. Je garde le souvenir d’une foule taciturne, une atmosphère chargée de tension. J’ai voulu mettre ça dans le film : ce monde ne pouvait plus continuer. J’avais conscience de ce climat de paranoïa car ma famille a été très affectée par le communisme. J’ai été éduqué dans cet esprit de peur. On ne pouvait pas dire la vérité ni ce que l’on pensait vraiment. La société roumaine avait une double vie et il y avait un abysse entre…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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