Lors de son passage au Salon du Bourget, l’acteur et réalisateur a évoqué l’ambition de sa nouvelle société, Venturi Production.
« J’ai des projets qui touchent l’espace » lance Mathieu Kassovitz dans une interview filmée avec le magazine Capital . Lors de son passage au Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, l’acteur et réalisateur a évoqué l’ambition de sa nouvelle société de production : l’exploration des frontières entre le cinéma, l’innovation technologique et le spatial.
« J’avais un projet sur la station spatiale. Mais quand Gravity (2013) est sorti, je me suis dit que ça allait être difficile de faire un film là-dessus. Je n’avais pas envie de faire un film d’effets spéciaux. Ce qui m’intéresse, c’est d’être au plus proche de la réalité », explique-t-il. En 2023, il avait d’ailleurs accepté d’interpréter un ancien spationaute dans le film de Nicolas Giraud L’astronaute, sorti en février 2023.
Inspiré par ses échanges avec plusieurs astronautes de renom, comme Jean-François Clervoy ou la famille Haigneré, Mathieu Kassovitz explique avoir été bouleversé par leur parcours : « Ce sont des modèles de ce qu’on peut faire en tant qu’être humain. » Loin de l’approche purement fictionnelle, le réalisateur souhaite faire du cinéma un outil d’expérimentation. « J’essaye d’avoir des projets cinématographiques qui soient plus proches de la science », poursuit-il.
Associé à l’investisseur Gildo Pasteur
Pour porter cette ambition, il s’est associé à Gildo Pastor, président de Venturi Espace pour fonder la société Venturi Production. L’objectif est de « développer des films, des séries, des jeux vidéo, mais aussi des technologies capables de soutenir ce type de projet », explique-t-il.
Mathieu Kassovitz souligne également le tournant que traverse l’industrie. « On est encore en phase de transition entre l’analogique et le digital. L’intelligence artificielle va devenir un élément incontournable de notre art. » Alors que de nombreux studios de cinéma utilisent déjà l’intelligence artificielle, Mathieu Kassovitz suggère d’aller encore plus « Il faut être en avance pour ne pas devenir esclave de la technologie. »
Source du contenu: www.lefigaro.fr
