RENCONTRE – Après le phénomène Parasite, le réalisateur Bong Joon-ho revient avec une satire du trumpisme en forme de fable d’anticipation. Avec un Robert Pattinson en cobaye de l’espace à mourir de rire.
On distingue à peine quelques mèches blanches dans sa tignasse brune. Sinon, Bong Joon-ho n’a guère changé depuis 2019. Le cinéaste, âgé de 55 ans, a toujours cette bonhomie et ce calme qui n’empêchent pas les éclats de rire. Il continue de préférer donner des interviews en coréen, avec l’aide d’une traductrice, plutôt que de discuter en anglais. Ce truchement ne facilite pas l’échange. Il permet sans doute à Bong Joon-ho de maintenir une distance avec ses interlocuteurs étrangers, qu’ils soient journalistes, financiers, producteurs.
Pourtant, en 2019, il a basculé dans une autre dimension, devenant le premier cinéaste coréen à remporter la palme d’or avec Parasite. Déjà auteur d’une œuvre chérie des cinéphiles (Memories of Murder, The Host, Mother, Snowpiercer. Le Transperceneige), il remporte un succès critique et public sans précédent. Parasite, huis clos inquiétant et satire féroce de la société coréenne, décroche dans la foulée quatre Oscars : meilleur film, meilleur réalisateur…
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