Après avoir dirigé les ballets de Vienne et de la Scala de Milan, l’étoile prodigieuse revient dans sa compagnie natale. Quinze ans après ses adieux, il est devenu chorégraphe et transmet Sylvia, un de ses ballets en trois actes.
Il y a de l’électricité dans l’air au Palais Garnier ! Pas tant parce que Sylvia est à l’affiche. Le titre n’électrise pas. C’est un ballet ancien qui conte les amours contrariées d’une prêtresse de Diane avec un humain. La musique de Léo Delibes en est aussi exquise que l’argument du ballet, maigrichon, et jusqu’ici on exhume Sylvia de ses forêts antiques de temps en temps pour mieux la laisser s’y rendormir. S’il y a de l’électricité dans l’air, c’est que Manuel Legris est là. Et que cette nouvelle Sylvia à l’affiche, c’est la sienne. Il l’a créée pour le Ballet de Vienne, augmentée d’un prologue, et revu le livret pour pimenter la dramaturgie, redessiné les personnages, clarifié la pantomime, traqué le kitsch. C’est cette version, reprise à la Scala de Milan, qui entre aujourd’hui au Ballet de l’Opéra de Paris.
Comment la vieille Sylvia s’est-elle métamorphosée en succès international ? Installé pour vingt minutes de pause à la cantine du Palais Garnier, Jérémy- Loup Quer…
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