CRITIQUE – L’institution raconte en 150 feuilles la naissance et l’essor de ce médium jusqu’en 1914. Quand les compositions de Chéret, Steinlen, Toulouse-Lautrec, Mucha ou Bonnard coloraient alors les rues de Paris.
La nef du Musée d’Orsay meublée d’une colonne Morris, haute de six mètres, réplique de la version première mais en bois. Et bientôt tout autour (le soir du 24 mai) les belles du Moulin-Rouge lancées dans un french cancan endiablé. Telles sont les attractions, plutôt amusantes, incitant à la visite de la principale exposition du moment en ces murs.
Elle conte la naissance de l’affiche, son brusque et problématique essor en milieu urbain, et son âge d’or, enfin, jusqu’en 1914. On passe ainsi, dans des styles différents mais toujours performatifs, de vedettes du spectacle par Toulouse-Lautrec ou Alfons Mucha, telle la Goulue ou Aristide Bruant pour l’un et Sarah Bernhardt pour l’autre, au fier poilu de la propagande de guerre. Et, entre les deux, inspirées aussi bien par le japonisme, le cloisonnisme, les volutes Art nouveau ou les angles du cubisme, on croisera de fortes images de foules. Celle de clients attirés comme des mouches par les premiers grands magasins. Ou, à l’inverse, dans des…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
