ENQUÊTE – Les danseurs, emmenés par la CGT, réclament la prise en compte du temps de préparation dans leur salaire. Après cinq spectacles annulés, les représentations reprennent mercredi soir en parallèle avec les négociations.
Programmation qui va finir par devenir rituelle pour le ballet de l’Opéra à Noël : la grève. Sans bémol. À Bastille, en lieu et place des fragrances un peu capiteuses de l’Espagne de Paquita revue par Pierre Lacotte, et à Garnier, en lieu et place de la folie douce de Play d’Alexander Ekman, les réunions de crise se succèdent et se ressemblent : des heures de discussions tendues où aucun dialogue ne se noue.
Matthieu Botto, coryphée, donne dans son rôle de délégué syndical de la CGT, une prestation d’étoile. Tout à son rôle concentré sans rien vouloir entendre. Face à lui, la direction a multiplié propositions, aveux d’impuissance et rappels à la réalité qu’il a mis longtemps à entendre. Chaque Paquita annulé équivaut à une perte de 260 000 euros de billetterie, chaque Play, 150 000 euros. Au 11 décembre, quatre Paquita et un Play ont déjà été annulés, soit près de 1,2 million d’euros envolés. L’ardoise fait frémir dans une période où l’effort budgétaire…
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