EXPOSITION – Le musée parisien rouvre les caisses des vestiges antiques exhumés de ce territoire palestinien. Depuis des années, ce patrimoine se trouve en exil, à Genève, pour cause de conflit.
Une mosaïque byzantine à thème animalier accueille le visiteur à l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris. Parmi les représentations de fauves exotiques, un lapin tente d’escalader un palmier. C’est à peu près la seule note joyeuse dans cette exposition sur les trésors rescapés de Gaza. S’y distinguent, parmi les amphores, statuettes, stèles funéraires, lampes à huile en argile ou énormes ancres et anneaux d’amarre en pierre, une belle Aphrodite. Ce marbre blanc côtoie un vase translucide, albâtre orné de lotus. Et un épatant trésor de 17.000 pièces agglomérées d’argent ; cette monnaie étant en usage durant la période byzantine.
À lire aussi
A Gaza, un patrimoine hors du commun disparaît
Ces 130 artefacts résultent de fouilles franco-palestiniennes entreprises à partir de 1995 sur cette bande côtière, dans la foulée des accords d’Oslo. Avec, à la manœuvre, le service local des antiquités et l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf), le plus ancien centre de recherche dans ces domaines en Terre sainte (fondation en 1890).
Un exil commencé en 2000
Certains…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
