PORTRAIT – Fidèle à ses idéaux punk, le cinéaste a puisé dans le Covid et le Brexit pour son dernier film. Et revendique plus que jamais son amour du risque et de l’inconnu.
Verre de jus d’orange pressé à la main, c’est l’œil malicieux, malgré la fatigue, que Danny Boyle accueille les journalistes. Le réalisateur de Trainspotting et Slumdog Millionaire a pris l’Eurostar de 6 heures pour rallier Paris. Crâne lisse, gilet bleu marine… L’enfant terrible et génial du divertissement britannique a des faux airs de moine. Apparence trompeuse : le cinéaste de 68 ans se revendique aussi punk qu’à ses débuts. « Plus je vieillis, plus je réalise à quel point ce mouvement m’a gardé en vie. Je n’ai aucun respect pour l’autorité. Je récuse l’establishment. Ses représentants sont moribonds et inintéressants. En revanche, j’aime les gens, la rue, les nouvelles idées et l’énergie de la jeunesse, professe ce fan des Sex Pistols. Ils ont allumé en moi la flamme du chaos et prouvé qu’on n’était pas obligé de devenir nos parents, de marcher dans leurs pas et de finir à l’usine. »
Cet esprit frondeur l’a poussé à revisiter l’univers de son film culte 28 jours plus tard
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