Notre critique de Bird : l’envol du bourdon

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CRITIQUE – La Britannique Andrea Arnold poursuit son portrait de la jeunesse contemporaine et met cette fois une dose d’espoir et de fantastique dans son cinéma réaliste et désenchanté.

Andrea Arnold aime les animaux. Dans le documentaire Cow, la cinéaste britannique captait le quotidien d’une vache laitière. Dans sa nouvelle fiction, Bird, dévoilé en compétition au dernier Festival de Cannes, elle filme des oiseaux. À la différence d’Alfred Hitchcock, elle leur donne le beau rôle. À vrai dire, on pense moins au maître du suspense qu’à Luc et Jean-Pierre Dardenne en mettant un pied dans le nord du Kent, région natale de la réalisatrice. 

Caméra sur l’épaule, noir sous les ongles, graffitis sur les murs et insultes à la bouche, les pauvres de Bird ont droit au même traitement que chez les frères belges. Rien de nouveau sous les nuages gris du cinéma d’Arnold, réputée pour son style réaliste et nerveux, trois fois récompensée du prix du jury à Cannes – Red Road, Fish Tank et American Honey , escapade dans les marges américaines avec Shia LaBeouf en vendeur de magazines itinérant. 

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