PORTRAIT – Cette championne que rien n’arrête vient de battre un nouveau record du monde en saut synchronisé, avec 95 coéquipiers.
Elle fait des figures dans le ciel, en chutant à près de 280 km/heure. À tout juste 40 ans, Domitille Kiger est championne du monde de freefly, une discipline artistique issue du parachutisme. Un univers où, de ses propres mots, « tout est plus intense », mais dans lequel la mort rôde. À sa main droite, un tatouage noir en forme de bague le rappelle : « Mon ancien compagnon s’est tué en 2016 lors d’un saut. Nous étions partis pour passer notre vie ensemble… »
D’où lui vient cette envie de se jeter depuis des avions, à 5000 mètres d’altitude ? Avec plus de 10.000 sauts à son actif, elle avoue ne plus avoir qu’un trac de performance au moment de s’élancer. « Je pense qu’il est très humain de vouloir toujours se dépasser. Durant longtemps, j’ai été motivée par l’envie de gagner. Avec le temps, j’ai compris que cette quête de reconnaissance était un peu vaine. Aujourd’hui, ce qui me plaît, c’est de faire des choses pour les autres. »
Nathan Roth
Le 30 novembre dernier, en Arizona, Domitille Kiger a battu avec 95 autres parachutistes le record du plus grand saut synchronisé à la verticale, c’est-à-dire la tête vers le haut. Une position particulièrement difficile à tenir sous la pression de l’air. Pour y parvenir, elle et ses coéquipiers ont dû embarquer dans cinq avions différents. La Française était la première…
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