Amazon se retire du Festival du livre de Paris pour éviter une « polémique absurde » avec le Syndicat de la librairie française

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Amazon a annoncé, mercredi 4 mars, son retrait du Festival du livre de Paris (du 17 au 19 avril), pour ne pas contribuer à une « polémique absurde » avec le Syndicat de la librairie française (SLF), qui avait décidé de ne pas y participer en raison du partenariat entre le festival et le géant de l’e-commerce.

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« Amazon n’est pas un ami du livre », avait déclaré lundi le SLF, organisation professionnelle des libraires indépendants, estimant qu’« il constitue, par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires ».

« Nous regrettons profondément cette manœuvre partisane du SLF qui, en s’appuyant sur des allégations infondées et trompeuses, confisque l’événement à son profit et le détourne de sa légitime ambition – à savoir la célébration de la lecture, des lecteurs et des auteurs », a répondu mercredi un porte-parole d’Amazon, dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse.

Contourner la loi

Aussi, « Amazon a décidé, d’un commun accord avec le Festival du livre de Paris, de se retirer de cette édition », a-t-il ajouté. Le festival a confirmé « l’arrêt [du] partenariat », « afin de prévenir le risque que [l’événement] soit gravement perturbé dans son déroulement et dans l’intérêt de ses 450 éditeurs exposants et 120 000 visiteurs attendus ».

Entre Amazon et le secteur de la librairie en France, les tensions sont vives, en particulier au sujet de l’interprétation d’une loi qui, depuis octobre 2023, impose des frais de port minimaux de 3 euros pour toute expédition de livres neufs.

Amazon France estime notamment que cette disposition lui permet de livrer gratuitement dans ses casiers (lockers), tandis que les représentants du secteur considèrent que le géant essaie de contourner la loi.

Le porte-parole d’Amazon a affirmé mercredi que, « dans un pays où plus de 90 % des communes n’ont pas de librairies, la lecture ne devrait pas être instrumentalisée mais devrait au contraire rassembler tous les acteurs de la filière au service de tous les lecteurs, qu’ils résident en ville ou en zone rurale ».

Le Monde avec AFP

Source du contenu: www.lemonde.fr

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