Carrefour entre l’Italie, la Suisse et la France, Aoste, fondée par les Romains, appartint autrefois aux Etats de Savoie. La ville comme sa région révèlent un riche patrimoine artistique tout en cultivant la douceur de vivre, même quand il fait froid.
Jour 1
9 heures. Dolce vita hivernale
Cela fait plus de deux mille ans que l’on déambule le long de ce qui est aujourd’hui la principale rue piétonne d’Aoste, appelée « Jean-Baptiste-de-Tillier » dans sa partie la plus animée (1), héritière du decumanus, l’axe est-ouest des villes romaines. De l’endroit où elle croise le cardo, axe nord-sud, partaient autrefois deux chemins, l’un menant au Valais (Suisse), au nord, par le col du Grand-Saint-Bernard (2469 mètres), et l’autre filant vers la Savoie, à l’ouest, par le col du Petit-Saint-Bernard (2188 mètres). La ville est restée un carrefour animé : au rez-de-chaussée des bâtiments de style néoclassique, où siègent des administrations, les boutiques bien garnies attirent les regards et la clientèle. De l’heure du cappuccino à celle du spritz, sous des auvents qui protègent du vent froid descendu des montagnes, on ne cesse jamais de tchatcher. C’est la dolce vita, malgré la rigueur de l’hiver alpin.
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