PORTRAIT – Proche de Bruno Retailleau et soutien d’Édouard Philippe, la présidente Horizons des Pays de la Loire vient de faire voter un budget d’économie taillant dans les dépenses de fonctionnement.
Après dix années de vie politique, Christelle Morançais, présidente (Horizons) de la région Pays de la Loire, vient de vivre une tempête médiatique qu’elle n’oubliera pas de sitôt. Le quotidien Libération lui a consacré sa une, en la caricaturant armée d’une tronçonneuse. Signe qu’aux yeux de la gauche, cette élue perçue comme la « Javier Milei du Grand Ouest », serait coupable d’avoir réalisé de « sévères coupes budgétaires » dans les moyens locaux de la culture et du sport.
Un sacrilège qu’un certain nombre d’artistes et associatifs, régionaux et nationaux, se sont empressés de dénoncer comme si Nantes, siège de l’hôtel de région, était subitement devenue la capitale du Mal. Sur une pétition soutenue par plusieurs milliers de personnes, ont fleuri des signatures connues comme celles de l’écrivain Daniel Pennac, des acteurs Anna Mouglalis, Philippe Torreton et Mathieu Amalric, du chanteur-compositeur Philippe Katerine, du danseur étoile Hugo Marchand ou encore de l’ancien président d’Arte Jérôme Clément. Campagnes de mobilisation, manifestations, tribunes… Tous les moyens étaient bons pour forcer Christelle Morançais à renoncer au changement politique qu’elle juge indispensable.
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