France-Suède : les Bleues visent la troisième place de la Ligue des nations pour atténuer leur déception

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L’équipe de France féminine de football achèvera-t-elle son année 2025 sur une note positive ? Pour y parvenir, les Bleues doivent décrocher la troisième place de la Ligue des nations, lors d’un affrontement en matchs aller-retour contre la Suède. La première manche a lieu vendredi à 21 h 10, à Reims (Marne). La seconde, décisive, se tiendra, mardi 2 décembre, à Stockholm.

Pour les Françaises, une victoire ne serait rien d’autre qu’honorifique, mais permettrait d’atténuer un peu leurs derniers échecs : une élimination en demi-finales de cette compétition et une autre en quarts de finale de l’Euro, à chaque fois contre l’Allemagne. Les Bleues restent sur deux succès face à la Suède, troisième nation au classement de la Fédération internationale (FIFA), tous deux obtenus en 2024, dans le cadre des qualifications pour l’Euro 2025.

Bien que le bilan comptable du sélectionneur, Laurent Bonadei, en 2025 soit très bon (11 victoires, 2 matchs nuls et 1 défaite), il ne fait pas oublier les échecs répétés de ses protégées lors des grands rendez-vous.

« Montrer le potentiel de notre équipe »

A l’Euro 2025, en Suisse, les Tricolores avaient connu une phase de groupes parfaite, marquée par une victoire contre les futures championnes d’Europe anglaises (2-1). Cependant, la suite n’avait pas été à la hauteur : une énième élimination en phase finale, malgré un scénario favorable. Contre leur bête noire allemande, les coéquipières de Griedge Mbock avaient ouvert le score et joué la majeure partie de la rencontre en supériorité numérique. Insuffisant pour éviter une élimination aux tirs au but.

En octobre, face au même adversaire, les Bleues ont été privées d’une deuxième finale d’affilée en Ligue des nations. Vaincues en Allemagne (1-0), elles n’ont pas pu faire mieux que match nul au retour (2-2). Ces éliminations successives pèsent sur l’appréciation du travail d’un sélectionneur nommé à la fin d’août 2024, après une autre désillusion en quarts de finale des Jeux olympiques de Paris.

L’ancien adjoint d’Hervé Renard en a conscience, même s’il reste droit dans ses bottes et poursuit son objectif de renouvellement des générations. « L’équipe de France a l’ambition de gagner tous ses matchs. On aurait préféré la finale, mais l’adversaire est de haut niveau », a-t-il déclaré, jeudi 27 novembre, lors d’une conférence de presse. « On doit être exemplaires dans nos attitudes, montrer le potentiel de notre équipe et offrir du spectacle aux spectateurs. Je pense que les joueuses ont digéré l’élimination en demies », a-t-il ajouté.

Première convocation pour Anaële Le Moguédec

Le sélectionneur a rappelé les ambitions de son équipe pour ce double affrontement : « C’est la troisième place de la Ligue des nations. On veut surtout démarrer comme on a fini, à Caen, contre l’Allemagne [2-2, le 28 octobre] : avec intensité, impact, engouement et un jeu offensif. C’est un projet de jeu qui nous correspond. » Irrégulières, les Bleues doivent aussi améliorer leur efficacité dans les derniers gestes et se montrer plus efficaces dans les moments décisifs.

Pour affronter la Suède, le sélectionneur, qui sera privé de Marie-Antoinette Katoto et de Selma Bacha, n’a pas effectué de grands changements. Il a offert sa première convocation à la jeune milieu de terrain du Paris FC, Anaële Le Moguédec. Il a également rappelé deux joueuses : les défenseuses Perle Morroni (San Diego) et Melween Ndongala (Paris FC). La dernière sélection de Morroni date du 30 novembre 2021. Ndongala, elle, était présente en juillet à l’Euro 2025.

Laurent Bonadei n’a, en revanche, pas changé d’avis à propos de Wendie Renard. L’emblématique ancienne capitaine des Bleues s’est rappelée au bon souvenir du sélectionneur, en faisant savoir qu’elle ne renonçait pas aux Bleues, malgré son éviction. « A partir du moment où je n’ai pas annoncé que j’arrêtais ma carrière internationale, ce sont mes prestations qui vont parler pour moi », a-t-elle dit, au début du mois de novembre, dans un entretien au Progrès. « Je suis disponible pour les Bleues », a-t-elle insisté.

Face à la Suède, l’équipe de France espère aussi préparer de la meilleure des manières sa future grande échéance. Du 3 mars au 9 juin 2026, elle disputera les qualifications pour la Coupe du monde 2027. Seule la première place d’un groupe constitué des Pays-Bas, de la Pologne et de l’Irlande lui assurera une qualification directe. Sinon il faudra passer par deux matchs de barrage.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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