DÉCRYPTAGE – En affirmant qu’elle se prépare «à une présidentielle anticipée», Marine Le Pen apporte de l’eau au moulin de ceux qui pressent le chef de l’État de quitter ses fonctions.
Le débat sur une éventuelle démission d’Emmanuel Macron ne faiblit pas. Marine Le Pen l’a encouragé en indiquant mardi dans Le Parisien qu’elle se préparait « à une présidentielle anticipée, par précaution, compte tenu de la fragilité d’Emmanuel Macron ». Car, pour la figure de proue du Rassemblement national, « Emmanuel Macron, c’est fini ou presque ». « Mon propos n’a pas vocation à être cruel, c’est une réalité institutionnelle », précise-t-elle, en jugeant qu’« il ne lui reste pas grand-chose ». À ses yeux, « il y a beaucoup de raisons qui pourraient pousser Emmanuel Macron à mettre fin à son mandat ».
Cela déclencherait une élection présidentielle que cherchent à provoquer Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis, qui, eux, assument le fait de réclamer explicitement la démission d’Emmanuel Macron, sans être suivi par les autres partis de gauche. Dans le camp présidentiel, on fait un lien entre ce nouveau…
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