DÉCRYPTAGE – Les nouveaux maîtres de Damas ont pour premier objectif la levée des sanctions, ce qui passe par un dialogue avec la communauté internationale.
La livre syrienne, dont l’effondrement a accompagné celui de l’économie du pays depuis 2011, a repris quelques couleurs au lendemain de la chute de Bachar el-Assad. L’appréciation d’au moins 20 % face au dollar, liée à l’abolition de facto des restrictions de change, traduit timidementl’élan d’optimisme d’une société exsangue dont les défis économiques sont colossaux. Le PIB syrien a été estimé en mai dernier à environ 6 milliards de dollars par la Banque mondiale, soit 10 % de son niveau de 2010, traduisant un appauvrissement massif de la population.
L’évaluation du PIB par habitant est très compliquée, faute de données précises, entre l’exode d’un tiers environ des 22 millions de Syriens de 2011 et la croissance démographique de ceux qui sont restés. La désintégration de la quasi-totalité des activités productives a rendu la population extrêmement tributaire de revenus externes, qu’il s’agisse de l’aide humanitaire ou des soutiens familiaux.
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